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"Nous avons perdu les hautes terres notre errance est infinie" Éditions: Le chemin brûlé.(16 euros ) Format: 15x22 cm. 128 pages. | ||
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"Le chemin brûlé" est un chemin qui court sous les herbes folles, toujours oublié et redécouvert et qui se réinvente lui-même lorsque les mots justes sont prononcés. Un chemin fertile quand l'acte d'écrire devient connaissance de soi, affirmation de la volonté de vivre. | ||||
Michel Capmal est né en 1948 sous le signe du capricorne et, très tôt dans sa vie, la poésie s'est révélée comme une manière d'être au monde. Le poème : un moment vers sa propre vérité jamais atteinte ni réductible à un concept, au mieux à une image, imprévisible, inachevée. Pour lui, lire et écrire se sont souvent confondus en un même mouvement entre choix et refus successifs, résistance et ouverture devant le réel. Dans le sens le plus affiné et extrême de ce mot: l'ailleurs dans l'ici-maintenant. | ||||
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![]() | Bleu noir Maintenant, tu marches au milieu de la rue. Une rue de minuit, étincelante après la pluie. Seule, devant l’écho de tes hauts talons entre les façades scellées sur d’innombrables minuscules secrets. Nue sous le lin blanc fendu aux hanches, tu chantonnes une ancienne comptine douce et triste devant la lune noire. Et tes cheveux, en boucles rousses et blondes sur tes épaules bleues. Le bleu inconnu de tes yeux. Le bleu noir doré de ton corps. Tu hâtes le pas vers le rendez-vous des noyés par amour. Tu souris et étends les bras vers leurs silhouettes, belles et béantes. Fleurs nocturnes qui frémissent et attendent au bord du fleuve apaisé. Pieds nus, tu danses sur le miroir de l’eau faisant la ronde avec les feux follets. Tu es la nuit écarlate et bleue où renaît le désir sitôt que luit à ton cou la turquoise guérisseuse. Tu ris et danses sous la somptuosité d’un ciel d’orage. Reine folle d’un peuple de lutins et de farfadets. Autour de toi des étoiles en exil étreignent les arbres foudroyés. Tu demandes aux éclairs de délivrer ceux qui errent dans les villes saturées d’images dévorantes et d’électricité destructrice de l’ombre refuge de l’âme. Souvent, nos pas se croisent dans la neige d’un minuit bleu amer. Et je continue à te chercher au loin. Prends la main de cet égaré afin qu’il recouvre la vue lorsque tu prononceras son nom. Ce nom qu’il a perdu dans les ruines de l’empire de la dissociation. Ce nom sera le mien. Dès l’aube, je l’inscrirai sur l’eau bleu azur avec un peu de mon sang pour ne plus t’oublier.
Michel Capmal. | ||||
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