La forme artistique de l'installation s'est imposée à moi pour rendre compte de la symbiose "naturelle" qui existe ou qui pourrait exister entre le végétal et de l'animal (l'homme étant un animal comme les autres…). Outre l'émotion qu'elle suscite, elle a l'avantage d'être particulièrement éclairante quant à l'imbrication des deux principaux univers qui recouvrent, peu ou prou, l'ensemble du monde vivant. Elle nous met hors de nous… RobinFP (12/06)

Le végétal en nous… Une manière de provocation ? Ou, une réalité… Ou, une perspective ?

L’univers végétal est encore, pour beaucoup de gens, considéré comme un décor inerte devant lequel se jouerait le grand théâtre de la vie… et sans que cette toile de fond n’en fasse vraiment partie… Pourtant son intelligence à l’œuvre pourrait bien être à l’origine du monde animal…

À la lumière de la théorie de l’évolution, la vie évoluerait depuis 4 milliards d’années environ sur terre… A vrai dire, on n’est pas à 10 millions près, durée de la période qui nous sépare de l’apparition des tous premiers hominiens, sous-ordre des primates… Rien de péjoratif puisque nous partageons 99% de nos gènes avec les grands singes !

Or, dans les débuts de la vie sur terre, la planète baigne dans une atmosphère de méthane, de gaz carbonique et d’hydrogène jusqu’à ce qu’une algue de génie - une Cyanophycée - « invente », en surface de la mer la molécule de chlorophylle… Après combien de tâtonnements ? L’histoire ne le dit pas, mais retient cet événement qui va bouleverser la vie sur terre.

Utilisant le gaz carbonique, ces algues bleues vont réussir la photosynthèse, c’est-à-dire la synthèse de leurs nutriments carbonés en utilisant de l’énergie solaire pour extraire l’hydrogène de l’eau ; le déchet en étant l’oxygène qui va après un milliard d’années envahir l’atmosphère.

Dès lors, pour éliminer ce déchet, il ne restera plus qu’à « inventer » la cellule animale… Forte de la molécule d’hémoglobine, « dérivée » de la chlorophylle, elle va pouvoir vivre et se développer en symbiose avec l’univers végétal, en fixant à pleins poumons l’oxygène dont les plantes se débarrassent et en rejetant le gaz carbonique bénéfique pour les feuilles des plantes…

On le voit, le règne animal pourrait procéder de l’univers végétal duquel il est complémentaire ; il possède un socle en commun avec lui… L’hémoglobine n’est qu’une variante de la chlorophylle et comme elle une porphyrine… Quel pourcentage de gènes partageons-nous ? Qu’est-ce qui subsiste du végétal en nous ? Ou est-ce une question d’avenir ?

La symbiose est si étroite qu’il n’est pas incongru de disposer une plante et un buste en plastique ? D ‘autant plus que le bois fait de lignine est un polymère de carbone ; une matière plastique en quelque sorte… et biodégradable à condition d’y mettre le temps… la plante, elle, est un Nepenthes (plante carnivore) pour brouiller les cartes… Un prototype ?

RobinFP 12/2006

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Installation : "Le végétal en nous / Couple" Décembre 2006 - Robin FP

Structures plastiques transparente peuplées de plantes carnivores : les Népenthes

Pour plus de détail sur les Népenthes : http://encyclo.free.fr/pages/nepenthe.htm

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Ci-contre :

Installation : "Le végétal en nous / Wanda" Avril 2007 - Robin FP

Torse de plastique transparent habité par une orchidée épiphyte : Wanda

 

 

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Installation : "Le végétal en nous" Avril 2006 - Robin FP

Structure plastique transparente en forme de torse "habitée" par du chévrefeuille (photographiée sur site à Roudon)