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À l'occasion de notre Forêt/stage dans les Vosges du Nord, Alan PUTOUD a formulé la réflexion que vous pouvez lire ci dessous. Il y fait état de notre rapport à la nature, délétère à bien des égards. Il s'agit avant tout d'une mise en garde, à toutes fins utiles et s'il est encore temps… | ||
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![]() | RAPPORT À SOI, RAPPORT À LA NATURE Pour aller de l'écoute à l'entendement, de l'attention à la compréhension, de l'éveil à la prise de conscience, de la sensibilité à la manifestation et à 1'expression des ressentis... Donner à voir, à percevoir, à sentir, à approcher, à toucher, à identifier les liens, les relations, les rapports, les interactions, les connexions, les interdépendances, les symbioses et co-évolutions... Visualiser le fait que chaque fragment participe d'un tout et que ce tout existe par ses fragmentations, par leurs conjonctions harmonieuses et équilibrées... Le parcellaire est une composante de l'entier territoire. Le "paysage" est un morcellement diversifié mais unifié bien au-delà des aspects visuels. C'est une tapisserie de haute lisse; chaque fil est constitutif de la trame. Rompre le fil fragilise celle-ci et expose la chaîne à des ruptures bien plus conséquentes mais rompez la trame... et tout se déchaîne ! De notre rapport, de la qualité consciente et aimante de celui-ci, des rapports de notre "nature intérieure" avec le féminin, avec l'imaginaire, avec l'inconnu et le mystère, avec les ambassades de la mort et de la vie, dépend l'intensité, la prégnance et la perméabilité heureuse de notre réelle et vibrante présence au(x) monde(s)... Pourquoi "aller dans la nature" si ce n'est pour entrer en résonance avec elle, pour mettre en place les polarités qui suscitent l'attirance et l'aimantation et non la peur, la crainte, le rejet ou la répulsion... Dans cet acte, dans cette volonté de se conjoindre, de mêler son verbe singulier à la conjugaison plurielle, il y a quelque chose de grave et d'enjoué à la fois, quelque chose qui relève de l'amour, d'un amour renouvelé, revisité, réactivé, ritualisé, revitalisé…au point de retrouver une luminosité nouvelle semblable à celle que l'aube et l'aurore enfantent dans le brumeux du ciel... Un amour totalement offert aux émanations de toutes les formes de vie qui allient sens et essence. II ne peut y avoir pour l'être humain, de changements conséquents dans sa relation avec le monde naturel (tant intérieur qu'extérieur à l'homme) qu'à partir de cette révélation, tant émotionnelle qu'intelligent, que nous sommes partie constituante d'un tout qui nous englobe et qu'atteindre à l'une ou l'autre des parties constituantes de ce tout, c'est porter préjudice à l'ensemble... (A cette différence toutefois non négligeable que le "tout" pourrait se passer de la présence humaine mais non l'inverse...). Que l'homme et la femme retrouvent leur "vraie nature", qu’ils la rendent "poétique" et "créatrice", aimante, lucide et généreuse, alors le sort du vivant sur notre planète en péril pourrait grandement changer. C'est là, certes, une utopie mais que l'on me propose d'autres résolutions objectives et positives, si elles existent, aussi fondamentales, mobilisatrices, urgentes et efficientes... La priorité des priorités, à ce qu'il me semble et selon les évidences qui s'imposent au constat et à la réflexion, c'est d'oeuvrer d'abord au sein de "l'inconscient humain" dans les zones d'ombre et de brouillard qui font écran à la pleine lumière dont la majorité des individus ne soupçonne même pas la présence ; présence aux formidables potentialités de développement et d'épanouissement pouvant être mise au service de chacun et de tous... Que s'inversent les rapports de possession, de domination, d'emprise, d'asservissement, d'appropriation, de soumission, de manipulation, de destruction, d'opposition, d'exploitation, de domestication, de violence et d'agression alors toute vie, consciente, aimante et agissante, pourra s'offrir à la vie pour la protéger, la chérir et la perpétuer... L'inversion des valeurs... (valeurs considérées universellement comme telles dans l'analyse des leçons à retenir de l'histoire de l'humanité.). De l'homme faisant originellement "commerce" on est passée à une société marchande qui entend imposer ses lois à toutes les communautés humaines... La "valeur" moderne de l'homme s'apprécie de plus en plus en terme de coût, de productivité, de rentabilité, de retour sur investissement, d'exploitation, de rang social, de patrimoine personnel, de puissance financière, etc. À cela s'ajoute une dualité poussée à l'extrême autant paralysante que stérile une société psychotique enfermée dans le conflit, l'affrontement et les antagonismes de tout genre)... Voilà , entre autres calamités, ce à quoi notre société contemporaine ressemble et ce sans forcer sur la caricature... Cet état déplorable, pernicieux et destructeur, va à l’encontre de ce que l'on pourrait souhaiter et espérer pour le devenir humain... De tels fléaux sont générés (quant ils ne sont pas suscités par certains médias) par l'appât du gain et de tout ce qu'il autorise pour afficher sa détention ; un gain considéré comme le sommet de la gratification humaine... Un gain pour lequel l'homme à recours à tout un arsenal qui porte atteinte à son humanité même... (bassesse, petitesse, artificialité, orgueil, cruauté, mensonge...) Quel équilibre, quelle harmonie peut-on espérer d'attitudes et de comportements portés à l'excès, tournés vers des extrêmes ?... L'éblouissement (pour dire l'aveuglement ) que procure le sentiment de puissance, de pouvoir, d'appropriation, comme le besoin effréné d'accumuler des biens matériels et d'obtenir un rang social "au-dessus de la mêlée sont les causes essentielles de la compromission, du détournement, de la falsification de la véritable échelle des valeurs humaines... Tout cela concourt à accentuer l'injustice sous toutes ses formes, à produire de l'exclusion, de la désolidarisation, de l'égoïsme, de l'individualisme forcené et participe grandement du triste sort de la planète et des ressources de celles-ci (ressources tant humaines que non humaines.)... C'est là, l'affligeant spectacle que nous avons, par médias interposés, de la lecture quotidienne du monde tel que nous le façonnons et tel qu'il se détruit sous nos yeux ,„» Sans véritable et primordial retour à la source et à la souche des valeurs authentiques de la destinée humaine nous ne pourrons espérer sortir de ces rails infernaux nous conduisant, à vive allure, vers un immense butoir... L’être qui déracine un arbre ou l'émonde se déracine et s'émonde lui-même, s'ampute des éléments qui le façonne... L'inconscience et l'ignorance ...mais hélas aussi la bêtise sont les instruments aiguisés de tels/-'actes symboliquement imagés ici... Mais images et symboles véhiculent des vérités fondamentales qui doivent peser leur juste poids dans la balance du devenir planétaire... Tout ceci relève du simple "bio-sens" !... Si l'on parlait "d'éconovie" et non plus d'économie on pourrait espérer de nouveau servir l'homme et non le desservir et faire infléchir ses dangereux comportements au regard de la nature à laquelle, qu'il le veuille ou non, il "appartient"... Lorsque l'on dit de l'homme qu'il exploite la nature on a pour ainsi dire tout dit et tout signifié de son rapport avec elle... Il est vrai qu'il exploite tout autant ses "semblables" et sa "semblable" !... Si l'urgence est de plus en plus à la sensibilisation, à l'éveil des consciences, à la recouvrance des valeurs civilisatrices, à l'engagement au service du bien commun, il est indispensable de créer des outils (y compris ceux du langage, de la communication) permettant de développer ces actions... Il y aura heureusement toujours des penseurs, des amoureux, des artistes, des poètes, des "innocents", des sages plus que fous, des fous plus que sages, des marcheurs obstinés, des passeurs, des puisatiers, des explorateurs de l'inconnu et de l'infini, des "voix" spirituelles, philosophiques, pédagogiques pour guider, épauler, éduquer, enseigner, initier, accompagner, le genre humain dans son acheminement vers une réelle, authentique et solidaire "humanité".., C'est en tout cela que la nature peut grandement nous aider car aimer et respecter, protéger la nature c'est nous préserver et nous faire évoluer nous-mêmes vers un mieux être porteur d'équilibre et d'harmonie... La nature (en ce qu'elle a pu, malgré nous, préserver de sa "naturalité") est le premier et dernier livre à feuilleter "du bout des doigts du coeur"... C'est elle notre "sauvegarde", notre ultime barrière de protection vis-à-vis de notre propre "agressivité"... Si l'écologie, qui doit être aussi et surtout une écologie de l'esprit, demeure sans écho en notre logis mental alors tout est à craindre de l'homme et de ses fièvres possessives et destructives... Le "retour à la nature" ne peut et ne doit être seulement un refuge provisoire, une mode passagère, une fuite perpétuelle mais, bien davantage et avec bien plus de conséquence, un véritable recouvrement des racines de l'humanité faisant l'économie des idéologies de la possession et de l'asservissement et de celles qui découpent ie monde, et tout ce qui le contient, en deux parties affrontées en permanence... Ce désir, pensé, médité, réfléchit, expérimenté, ardent, volontaire nuancé, doit faire preuve de sa capacité de transcender la stérilité des antagonismes mis en présence, il doit devenir une source fécondante et co-participer de révolution de tous les règnes... Il ne s'agit pas seulement de prendre une distance vis-à-vis des dualités en présence (artificialité et authenticité - être et avoir -vivre et survivre - liberté et asservissement - engagement et assistance - implication et indifférence - participation et consommation - concorde et disharmonie...) mais de trouver les points médians entre convergence et divergences, les dénominateurs communs, la "voie du milieu" permettant de dépasser l'affrontement des dualités opposées afin que toutes les forces et énergies rassemblées participent mutuellement d'un progrès dont la collectivité des "agents et facteurs intervenants" sera déontologiquement "bénéficiaire"... C'est d'une pensée transcendantale, géopoétique, "connaissante", spiritualisée, inventives, multidisciplinaire, porteuse de considération et de respect, d'écoute et d'attention, dont nous avons le plus besoin... Aucune époque, aucune société jusqu'alors n'a été mise devant de tels enjeux, devant de tels périls, devant de telles urgences décisionnelles au plus haut niveau des organes du pouvoir... Mais, sans attendre, il appartient à chacun et à chacune d'œuvrer au niveau qui est le sien et selon ses moyens et possibilités... Sans changement très significatif et rapide de nos comportements et de nos attitudes vis-à-vis de notre "propre nature" et vis à vis de celle qui nous environne, nous validerons, tacitement ou consciemment, une abominable et inexorable entreprise de destruction... La prédation de l'homme vis à vis de lui-même et de tout le vivant n'a jamais atteint de tel niveau... Jugulons, avant que ne surviennent les points de non retour, les flots dévastateurs qui s'annoncent... Nous avons pouvoir de contre-pouvoir, utilisons le avec discernement... Si l'homme détient un "pouvoir" c'est celui de transformer celui-ci en "énergie, force et lumière" afin de réaliser les métamorphoses "mentales" indispensables au niveau individuel puis d'organiser "collectivement" les réseaux solidaires pouvant assurer les contre poids au pesant des dérives humaines... En résumé... Retrouver, recouvrir, prendre conscience de sa vraie et profonde nature (spontanée, instinctive, pulsionnelle et émotionnelle, sensuelle et voluptueuse, rêveuse et Imaginative...). Aider l'être à demeurer ouvert, accueillant et réceptif à toutes les visitations des sens et de la vie... C'est renouer, restaurer le contact, le lien avec la nature toute entière, avec toutes ses émanations visibles et invisibles. C'est, pour l'homme, retrouver la complémentarité féminine et ses merveilleux apports, et, en cela et par cela, aller au-delà des dualités humaines vers une complétude partagée et comprise, complétude tant corporelle que spirituelle... Le monde végétal est dans son essence sans violence gratuite, sans agression délibérée envers le genre humain (toute action ne relève que de sa propre nature avec les contraintes et exigences qui sont les siennes sans outrepasser son schéma d'évolution). Il induit par ces dispositions un état de paix et de sérénité, d'équilibre et d'harmonie, de beauté et de contemplation qui ne peut qu'aider les êtres que nous sommes à s'identifier davantage à la qualité de "l'étant", à considérer "l'existant" avec une conscience avivée et aiguisée permettant de participer positivement et respectueusement au tout qui nous englobe... Pour l'être que je suis, de la qualité, de la profondeur, de la densité émotive de ma relation avec la nature dépend ma relation à moi-même, à la femme, à l'autre et aux autres, au monde enfin... Il y a contact avec la nature quand se rencontrent les émotions humaines et le réceptacle des règnes et des essences, quand le contenu se conjoint à ce qui le contient en un double mouvement d'interpénétration, quand s'instaurent et s'amplifient l'écho et la résonance entre ce qui vibre et ce qui répercute et enrichit vibratoirement les ondes qui s'échangent sans qu'aucun parasitage n'intervienne... Alan PUTOUD 2007 | ![]() | ||
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